Exposition Robert Combas

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Du 2 juillet au 30 septembre 2011

CHEVAUCHER LE TIGRE
Robert Combas est né à Lyon en 1957. Les encyclopédies et les histoires de l’art associent son nom à la ” Figuration Libre “.Mais, au-delà de l’étiquette, on peut aussi le voir comme un baroque lyrique, autrement dit : un peintre compagnon de route et de fortune de Dionysos, le dieu des vignes, du vin, de l’ivresse, de la fermentation, de la danse, de la folie, de la transe, des substances vitales (sang, sperme, sève, lait), des animaux puissants (taureaux, boucs, béliers), de l’extase, de la végétation luxuriante, de la musique percussive, mais également l’inventeur de la tragédie et de la comédie, donc du verbe sculpté . Comme Dionysos, il chevauche le tigre et prend donc chaque jour le risque de se faire dévorer par son art. Sa peinture est l’une des plus dionysiaques de l’histoire de la discipline.

BIOGRAPHIE


Né en 1957 à Lyon, Robert Combas fait des études aux Beaux-Arts de Sète (1974) et de Montpellier (1975-1980). Sa première exposition personnelle a lieu en 1980 à Montpellier ; il s’installe à Paris la même année. En 1981, il fait partie du mouvement de la Figuration libre. Robert Combas, qui vit et travaille à Paris, affirme que ” comme Jules Verne, sans sortir de chez [lui, il est] allé à Tombouctou “.
Depuis les années quatre-vingt, Robert Combas peint all-over, jusqu’à saturation de l’espace de la toile, et cerne de noir des figures hypercolorées. Il montre l’irrépressible, la profusion jouissive, jaillissante. Son travail ” vient de la caricature “, des images des magazines, de la BD, du rock, mais s’inspire également de l’histoire de l’art et des traditions religieuses. Il peint des batailles et des fresques historiques, des légendes bibliques, des érotiques, un quotidien presque autobiographique. Il exécute des sculptures qui sont Statues-totems, Chaires ou Pinceau.

Il déclare : ” Ma Première qualité au départ, c’est les sujets, je peux les traiter tous, voilà ma différence. ” Sa ” peinture à histoires reprend des structures narratives, l’écriture renforce l’exubérance de l’image. Il écrit de longs titres ” comme des poèmes qui sont un complément à la toile, un cadeau “.

Je ne veux pas seulement retranscrire comme beaucoup de graffitistes, je veux aussi trouver des choses inventives, créer vraiment à partir de là, pour moi, en moi… Je ne travaille pas toujours spontanément et il m’arrive de faire des sujets sérieux, politiques même, mais mes toiles font plutôt rire même quand c’est horrible…”


LA FIGURATION LIBRE


La figuration libre est une peinture qui ne renie pas ses instincts primitifs et une volonté de culture.
La Figuration Libre, c’est faire ce qu’on veut le plus possible, le plus personnellement, le plus librement.
La Figuration Libre, c’est s’amuser, c’est être décontracté, en anglais on appelle ça avoir le fun, un terme de la musique pop.
La Figuration Libre, ce n’est pas moi je dessine bien, moi je sais faire ça mieux que les autres.
La Figuration Libre, c’est se servir de toutes les recettes sans complexe pour améliorer son travail quand il est incorrect.
La Figuration Libre, c’est mettre de la couleur sur son dessin mal fait, c’est cacher avec du noir les imperfections d’une peinture et de la sorte faire jaillir les couleurs en entourant toutes les formes.
La Figuration Libre, c’est quand je fais une bande dessinée avec un héros rigolo et que le lendemain matin je laisse tout tomber pour faire une grande toile sur la bataille de Waterloo.

 


ROBERT COMBAS PAR ROBERT COMBAS


“Je ne suis pas Hergé, ni Andy Warhol ni comme presque tous les grands peintres qui restent souvent prisonniers d’une forme de peinture d’un ordre établi, qui ne changent que tous les 6 ans ou certains même qui ne changent pas de toute leur vie. La vie c’est de changer, on change de voiture, on change de femme, on change de chaussettes, on change de slip. Alors on doit changer souvent de peinture, de dessin, d’idée, un jour appliqué, le lendemain indiscipliné, du bien fait, du mal fait, du soi même. On peut prendre le café dans le jardin avec son voisin mais pas sa femme et tout son destin. ”
“Ma peinture c’est du rock, la recherche du Feeling. Le Feeling, c’est le rythme, c’est le batteur fou dans la jungle et les danses vaudou, c’est les Rolling Stones copiant les vieux morceaux des noirs, des blues-men et sans le vouloir créant une musique nouvelle. Moi, c’est un peu comme ça pour la peinture, avoir le rythme (feeling) des écritures et des peintures publicitaires chinoises, arabes, méditerranéennes.”
“Le Dadaisme, l’Art Brut, l’Art Nègre, celui des peintres publicistes naïfs d’Haïti, d’Afrique, d’Amérique du Sud, de Jamaïque, l’Art naïf, l’Art pauvre, le Rock and roll, la Rock Culture, l’Art des Inadaptés (mongoliens), Picasso, l’Expressionnisme, l’Impressionnisme, la B.D. On mélange tout et on trouve Combas, figuratif parce que je vis dans un monde de réalités. Je trouve par contre que le message de mes peintures est complètement abstrait, c’est un mélange d’images, de couleurs, de fausses écritures asiatiques, arabes, sud-américaines, une peinture qui est un essai vers un langage universel. “

Robert COMBAS


L’EXPOSITION



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