Exposition Gilles Aillaud

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Du 26 juin au 16 octobre 2004

Tout artiste digne de ce nom tourne la plupart du temps autour d’une seule idée. Sa vie entière il effectue des variations sur cet unique thème.
Gilles Aillaud peint depuis un demi-siècle des animaux dans l’architecture carcérale des zoos, mais aussi dans leurs milieux naturels africains, ou encore des paysages sans animaux dans lesquels des orages, des pluies, des marées constituent autant d’épiphanies de son sujet. Sur le principe philosophique de la phénoménologie, il le traque partout : il s’agit de la séparation.
Michel ONFRAY

BIOGRAPHIE


Gilles Aillaud est né en 1928 à Paris. Pendant sa scolarité et jusqu’en 1945, il peint un tableau par jour. En 1946 et 1947, il fait des études de philosophie. Il recommence à pratiquer la peinture en 1949. Sa première exposition personnelle a lieu en 1952. En 1965, il fait partie du mouvement de la figuration narrative. Ce courant pictural s’adresse à certains thèmes précis, l’homme et sa vie onirique, réalité qui s’insère dans un traitement spontané de la couleur, de la matière et à l’exclusion de toute ressemblance littérale.
Pendant les années cinquante, Gilles Aillaud compose des peintures-collages où il montre des oiseaux et des paysages marins. En 1965, il réalise (avec Eduardo Arroyo et Antonio Recalcati) une toile manifeste, Vivre ou laisser mourir, qui prend acte de la mort tragique de Marcel Duchamp.
Dans les années 70, il peint des toiles qui représentent des animaux au zoo. Son bestiaire qui s’agite ou dort, croqué dans des situations quotidiennes, apparaît comme une métaphore des humains en situation de captivité.
À partir de 1972, il réalise de nombreux décors et costumes pour le théâtre (la Bataille d’Arminius de H. von Kleist, mise en scène de Jean Jourdheuil, au théâtre des Amandiers, Nanterre, 1995).
En 1978, il entreprend une nouvelle série de paysages de bords de mer. Son propos est de montrer « non seulement les choses mais les choses et les idées des choses ».
Gilles Aillaud décède en 2005 à Paris.
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