Exposition Ben

Le Trou noir de l’ego

Du 25 Juin au 21 Septembre 2013

Ben a deux enfants, un fils et une fille : elle s’appelle Eva Cunégonde et lui, François Malabar. Voilà, tout est dit : pour Ben, seul le rire est sérieux, la dérision est raison et le délire, méthode. Il est entré de son vivant dans l’histoire de l’art : Fluxus, le Lettrisme, l’École de Nice, la Figuration Libre…
Et il est également présent dans la tête de tous : car chacun le connaît, même s’il ignore son nom. On reconnaît ses œuvres à leur sobriété plastique qui invite à penser : sur un fond noir il écrit la plupart du temps un texte blanc dans un graphisme scolaire. On trouve ses œuvres sur des timbres, des tee-shirts, des tasses, des trousses ou des classeurs d’écolier, partout. Avec lui, l’art descend vraiment dans la rue, et il y reste. Il provoque, c’est-à-dire : il interpelle, ironise, raille, crie, vocifère, rit.

BEN VAUTIER

Benjamin Vautier, connu sous le nom de Ben est un artiste plasticien et performeur français d’origine suisse, né en 1935 à Naples. Il a passé une partie de son enfance, avec sa mère irlandaise, en Egypte puis à Paris et arrive en 1949 à Nice qu’il ne quittera plus.
Il y vit et y travaille toujours sur la colline de Saint-Pancrasse, dans une villa très « art brut ».
Il n’a jamais suivi aucun cursus académique, c’est un pur autodidacte.

 


La vie, la pub et l’art

Ben a écrit que parmi nombre de buts, Fluxus cherche parfois à établir une relation entre la vie et l’art. Une formule qui illustre bien les liens entre Ben, l’art, et la pub : il conçoit des objets qui font partie de notre vie de tous les jours, dont certains sont d’un usage très personnel : les agendas par exemple. Ben Vautier nous fait partager un petit bout de Fluxus au quotidien, nous rappelant de penser notre vie comme une œuvre d’art. .

Contradictions ? Ben et la définition de l’art

Parmi les œuvres de Ben, on peut citer Soprano, de 1964, qui consiste en un hurlement de l’artiste. Mais il créé aussi des objets de consommation, qui produisent un chiffre d’affaires sans doute substantiel. Ce qui interpelle, c’est l’apparente contradiction de ces deux pratiques, l’une étant plutôt subversive, et l’autre très marketing et accessible au plus grand nombre. Mais qu’est-ce que ça nous dit de notre façon de penser ? Est-ce qu’on n’associerait pas l’art, de façon plus ou moins avouable, à une sorte de noblesse intellectuelle et dépouillée d’intérêts « terrestres » comme le commerce ?


 

Retrouvez plus d’informations sur le site internet de l’artiste : http://www.ben-vautier.com

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