La Fille du samouraï

Fin XIXe, sur la scène d’un concours d’histoires vraies ou presque, Tomé raconte son histoire…
Une aventure palpitante, fournie, incroyable, où se succèdent les épisodes : le naufrage en Asie, la mort de son père marin, son accueil chez un vieux samouraï aveugle qui deviendra son maître et lui apprendra tous les secrets des techniques de combat, son amour pour la fille du vieillard, l’île invisible des terribles Guerriers-Démons qu’il lui faudra combattre…
De l’amour, de l’exotisme, des combats… Fred Bernard a retrouvé sa verve de conteur pour narrer cette aventure mouvementée et François Roca a su traduire en images la beauté des personnages (à admirer, l’élégance des tatouages sur la peau de la belle Tomo), la finesse des paysages japonais, et la violence des démons. Sa palette de couleurs s’est approfondie et ses lumières nous plongent, alternativement, de la salle de spectacle à la nature avec une dextérité exemplaire.

 

La salle acclamait. Le vieux chinois venait de raconter l’histoire extraordinaire d’un marin qu’il avait bien connu. Abandonné sur une île déserte, le jeune matelot était devenu pirate, invincible grâce à un petit arbre qui lui était poussé sur la tête… Le vieil homme, bien noté par le jury, était encore chaleureusement applaudi par les spectateurs quand apparut un couple élégant, vêtu de kimonos. Lentement, ils glissaient, tels des fantômes, sur le parquet ciré de la petite scène.

« Regardez-moi !
Regardez-moi bien !
Vous ne voyez rien ?
Vous allez voir…»

Le jeune homme, qui nous surprit par son interpellation, bien qu’habillé à l’orientale était de type européen. La fille qui l’accompagnait avait, elle, le visage masqué par un voile et seules ses courbes trahissaient son sexe.

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