L’Indien de la Tour Eiffel

Paris, printemps 1889. Le destin tragique de Billy Powona, Indien d’Amérique, qui des gratte-ciel de New York, et de sa statue de la Liberté est passé aux hauteurs de la Tour Eiffel. Billy Powona est amoureux de La Garenne, chanteuse au cabaret La bête à bon dieu. Elle l’appelle Petit Aigle. Comme l’Albatros de Baudelaire, Billy, une fois descendu de ses hauteurs, n’est plus tout à fait le même. Le voilà transformé par amour en pitoyable lanceur de couteaux. Mais Billy va retrouver son âme…

PARIS, PRINTEMPS, 1889
La tour de 300 mètres est achevée. Deux ans de travail. Douze heures en été, neuf heures en hiver. Un mort. Un italien. Gustave Eiffel est content.
On est dans les temps. L’Exposition universelle va ouvrir ses portes. Billy Powona, pourquoi es-tu inquiet ? La Garenne et toi allez bientôt déguerpir et fuir la capitale. La Garenne vient te chercher, la belle chanteuse est fin prête pour le dernier repas dans votre auberge d’habitués. Tu passes une chemise blanche et, main dans la main, vous sautillez dans les escaliers de la Butte. Attablés, vous retrouvez les amis de Montmartre.
Derrière les vitres embuées, vous vous sentez à l’abri, vous camouflez en bande vos solitudes. Les verres de kir cramoisi sonnent et, poitrine en avant, la patronne s’impose : Gigot d’agneau, avec ses petits pois et ses carottes !  Le gigot du dimanche. Le Jour du Seigneur. Pas le tien, Billy…

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