Exposition Isabelle Laurent

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Une Odyssée, Ulysse & Joyce (Chapitres 1 à 10)

Du 8 juin au 29 septembre 2018

Au carrefour de la peinture et de la littérature, Isabelle Laurent présente des carnets, cahiers, inventaires, livrets ainsi que des suites de peintures et de dessins suscités par les mots du livre de James Joyce : Ulysse.

Lectures, écritures, taches et gribouillis se mêlent pour tenter de tracer le parcours de cette épopée quotidienne et quelques lignes de nos vies héroïques.

 « Chaque vie c’est beaucoup de jours, jour après jour.  Nous marchons à travers nous-mêmes, rencontrant voleurs, fantômes, géants, vieillards, jeunes gens, épouses, veuves, frères d’amour. Mais toujours nous rencontrant nous-mêmes. » James Joyce

Isabelle LAURENT

C’est la seconde fois que j’ai le privilège de montrer mon travail à la Médiathèque d’Argentan.  La première fois c’était en  2007. L’exposition s’appelait « Alphabets  et Gribouillis » et explorait les signes et les pages d’écriture, les abécédaires et les tours de mots, les dictionnaires et les herbiers, les livres et leurs histoires.

L’un des parcours possibles de cette exposition de 2007 partait de la page blanche, donc une toile blanche, pour s’achever sur une page noircie de signes, une page noire où apparaissait une citation d’Ulysse de James Joyce sur les livres et les bibliothèques. Cette exposition à propos d’Ulysse et Joyce est donc la suite logique et directe de la première. Du coup, comme un nœud entre deux pelotes, j’ai à nouveau repris la même citation,  ici…

Donc après « Alphabets et Gribouillis », il y a eu  « Agendas et Calendriers » puis  « Ephémérides », puis « Listes et Registres » , puis « le livre d’Olympe » …toujours en pensant à mon  Ulysse , à mon Odyssée qui a débuté pour de bon en 2014.


Donc sur la table un livre : ULYSSE de JAMES JOYCE ; une idée : partir de ce livre pour dessiner et peindre.

L’objectif initial était de concevoir une grande toile par chapitre (le livre en compte 18) . Mais pour définir ce qui m’importait le plus dans chaque chapitre, il fallait d’abord lire le crayon à la main pour pénétrer le texte de manière plastique. Joyce est un observateur extraordinaire qui fabrique des images d’une précision confondante, des associations inattendues, des contrastes subtils, des correspondances fulgurantes,  mais encore fallait-il traduire ses mots en images.

C’est pourquoi après quelques tâtonnements s’est  imposée l’idée du journal de voyage, un lieu unique où rassembler le maximum de notations, de sensations, de citations. Prendre d’abord le texte au pied de la lettre, mot à mot pour établir  au sens propre un journal de bord et noter rapidement, directement (sans se poser de questions) le maximum d’éléments. Il s’agissait  de repérer le plus possible de thèmes et de trouver des correspondances plastiques au plus près des mots sans souci de composition ou de mise en place.

Le Journal de Voyage, c’est donc la source et le cœur de tout ce qui suit. La difficulté est que plus on lit le livre, plus sa richesse s’impose : à chaque nouvelle lecture, de nouvelles découvertes apparaissent et le risque de noyade se profile. Lire plus...

 

 

PRÉSENTATION DE L’EXPOSITION

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